Acheter un appartement à Levallois-Perret en 2026 coûte en moyenne 8 800 euros le mètre carré. C'est le chiffre qui ressort de la compilation des données publiées par SeLoger, PAP et les notaires d'Île-de-France pour juin 2026. Une donnée en légère baisse par rapport aux sommets atteints il y a cinq ans, mais qui confirme le statut de Levallois-Perret parmi les communes les plus prisées de la première couronne parisienne.
Des prix qui ont reculé depuis 2021
Le marché levalloisien a connu une correction sensible depuis les pics post-Covid. Sur cinq ans, les appartements ont perdu en moyenne 13 % de leur valeur, une baisse plus marquée que la moyenne nationale mais cohérente avec ce qu'ont subi les communes chères de la petite couronne parisienne (Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux) sous l'effet combiné de la hausse des taux d'intérêt et du réajustement du marché.
Sur un an en revanche, la baisse se tasse : -1,8 % pour les appartements au premier semestre 2026, ce qui suggère une stabilisation en cours. Le volume de transactions confirme cette lecture : 644 ventes enregistrées en 2025 contre 802 en 2024, soit un recul de l'activité mais pas un effondrement.
Les maisons, rares, repartent à la hausse
Levallois-Perret est une ville quasi exclusivement constituée d'appartements : 99 % des transactions portent sur ce type de bien. Les maisons individuelles, rarissimes dans cette commune de 68 000 habitants, affichent pourtant des signaux inverses : +5,3 % sur un an, avec un prix moyen autour de 10 000 €/m². La rareté joue à plein.
Des écarts importants selon les rues
Levallois-Perret n'est pas un marché homogène. Les données de SeLoger révèlent des écarts de prix significatifs selon la localisation :
- Rue la plus chère : le Rond-Point Claude Monet, à 11 031 €/m², dans le secteur résidentiel proche du bord de Seine.
- Rue la moins chère : la Rue Victor Hugo, à 7 421 €/m², dans la partie plus dense du centre-ville.
- La fourchette globale s'étend de 6 300 à 13 500 €/m² selon l'état, l'étage et la proximité des transports.
Les appartements neufs, eux, s'échangent autour de 10 880 €/m², soit une prime de 23 % par rapport à l'ancien, justifiée par les normes RE2020 et les économies d'énergie associées.
Un profil de ville atypique : 62 % de locataires
Fait souvent méconnu : malgré ses prix élevés, Levallois-Perret est une ville de locataires majoritaires. Selon les données du recensement, 62 % des résidents sont locataires et seulement 35 % propriétaires occupants. Ce ratio, élevé pour une commune bourgeoise de banlieue, s'explique par la forte proportion de jeunes actifs et de cadres en mobilité professionnelle attirés par la proximité des transports et des bureaux.
Conséquence directe : le marché locatif reste tendu. Le loyer moyen pour un appartement tourne autour de 25 à 30 €/m² par mois selon les quartiers, avec des délais de mise en location très courts.
Ce que regardent les acheteurs en 2026
Après deux ans de gel lié aux taux d'intérêt élevés, les acheteurs reviennent prudemment sur le marché depuis la baisse des taux amorcée par la BCE en 2024-2025. À Levallois, les biens qui se vendent le plus vite en 2026 sont les 2 et 3 pièces entre 40 et 60 m², segment qui concentre l'essentiel de l'offre et de la demande.
La proximité des trois stations de métro ligne 3 (Louise Michel, Anatole France, Pont de Levallois-Bécon) reste le premier critère d'achat. Les biens situés à moins de cinq minutes à pied d'une station se négocient avec une prime de 8 à 12 % par rapport aux équivalents plus éloignés.
Faut-il acheter à Levallois en 2026 ?
La question fait débat entre les professionnels du secteur. Les optimistes soulignent la stabilisation des prix, la baisse des taux et la qualité de vie qui maintient une demande structurelle forte. Les prudents rappellent que la correction de 13 % sur cinq ans n'est peut-être pas terminée, et que le contexte économique national reste incertain.
Ce qui est certain : Levallois-Perret reste l'une des communes les mieux desservies et les plus actives économiquement du 92, avec un tissu de commerces, de services et d'entreprises qui soutient une demande résidentielle durable.